Pour la rentrée

Photo : François Hogue ®

Photo : François Hogue ®

Ça y est! Les jeunes sont retournés en classe. Sont-ils heureux d’avoir retrouvé leur école et leurs copains (copines)?

Pour les aider à traverser cette dure épreuve, pourquoi ne pas leur offrir un petit cadeau? Un livre, quelque chose qui les transportera, les incitera à réfléchir, leur ouvrira l’esprit, les incitera à dessiner, à écrire, à compter.

Dans cette chronique, je propose quatre titres pour des âges différents.

D’abord un album qui tente de faire le tour d’un sujet difficile à cerner. Ensuite, un roman qui sous forme d’enquête policière s’intéresse aux citrouilles.

Puis un manuel pour apprendre à maîtriser une technique. Enfin, le livre de tous les savoirs.

Qu’est-ce que la paix ?

paixLa question paraît simple, à première vue. Pourtant, l’auteur de cet album confesse qu’il n’avait pas de définition claire du mot à l’esprit quand on lui a demandé de peindre des illustrations sur la paix.

En soixante-six questions et treize illustrations, Wallace Edwards tente de cerner l’idée de la paix. Est-elle forte ? Douce ? Fragile ? Puissante ? Est-ce une danse ? Une chanson ? Etc.

Chaque double page est construite sur le même motif. Six questions sur la page de gauche, une illustration sur la page de droite.

Manifestement, l’auteur cherche plus à interpeler son jeune lectorat qu’à lui fournir des réponses. Il le renvoie à lui-même. Il lui demande de faire preuve d’ouverture d’esprit, de faire attention à ce qu’il ressent.

Les illustrations sont douces, ensorcelantes, avec leurs couleurs fumées, surréalistes, aptes à forcer la réflexion d’un jeune esprit.

_________________________________________________________

Qu’est-ce que la paix ?

Texte et illustrations de Wallace Edwards

Texte français d’Hélène Rioux

Éditions Scholastic, Toronto, 2016, non paginé (32 pages)

De 4 à 10 ans

_________________________________________________________

La voleuse de citrouilles

Jeudi 29 octobre, monsieur Météo annonce à la radio de la neige. Arthur, huit ans, est heureux, il espère faire un bonhomme de neige en soirée avec ses amis. Soudain la mère d’Arthur demande, inquiète, si son mari a déplacé les citrouilles du perron. Les Caron s’interrogent sur cette disparition, sans pouvoir y apporter de réponse.

À l’école, il n’est question que du vol des citrouilles dans le village pendant les récréations. Les enfants s’aperçoivent que seules les citrouilles intactes ont été enlevées. Ils décident d’avertir le chef de police.

Ce dernier ne retient pas la plainte des enfants. Ce qui force Arthur et sa mère à se lancer aux trousses de la personne à l’origine du vol.

Ils ne sont pas au bout de leur peine et devront surmonter quelques embûches avant de conclure leur enquête.

________________________________________________________

La voleuse de citrouilles

Lyne Vanier

Éditions Pierre Tisseyre, collection Papillon, Rosemère, 2016, 93 pages

De 9 à 12 ans

________________________________________________________

La bande dessinée, c’est facile

bdAh! Je crois que si on m’avait offert ce manuel à l’âge de 12 ans, je serais devenu bédéiste. Car la BD, c’est comme la forge : on devient forgeron en forgeant.

En cinquante leçons et autant d’exercices, l’auteur prend l’aspirant-e par la main et le-la mène du tracé du visage à la création d’une bande dessinée express, avec petits trucs à la clé.

Chaque chapitre porte sur un thème : l’expression du visage, ma première bulle, l’onomatopée, la phrase, le strip, le dialogue, le décor, habiller le personnage, le mouvement, le volume, le centre de gravité, les animaux, les premier et second plans, l’impression de vitesse, la mise en page, etc.

Gilbert Bouchard n’oublie aucun détail pour faire en sorte que l’apprenti-e devienne un-e jeune bédéiste de talent.

Plus encore, l’auteur voit en la BD un moyen de canaliser tous les apprentissages : la rédaction, les mathématiques, la grammaire, l’orthographe et, par le biais des sujets traités, l’histoire, la géographie, les sciences naturelles de même que la dernière sortie de la classe.

Il suggère même, pour les élèves plus âgés, de traduire leur BD en anglais, en espagnol ou n’importe quelle autre langue qu’ils étudient à l’école.

Est-il utile de préciser que chaque leçon est abondamment illustrée ? D’ailleurs, l’auteur termine son manuel en proposant une bande dessinée, couleur cette fois, intitulée Le cheval qui chantait.

Un seul regret : l’album ne contient pas de table des matières.

_____________________________________________________

La bande dessinée c’est facile!

Gilbert Bouchard

Glénat, Grenoble, 2016, 120 pages

______________________________________________________

Le Petit Larousse illustré

larousseCelui-ci, mes parents en avaient un exemplaire quand j’avais 12 ans. Aussi ai-je passé des centaines d’heures, au cours de ma vie, à feuilleter les dictionnaires. Pas seulement les dictionnaires de définitions : les synonymes, les idées par les mots, le visuel, etc. Tous les dictionnaires.

Revenons au Petit Larousse illustré 2017. Qu’est-ce qui fait que les parents devraient en offrir un exemplaire à leur progéniture adolescente ?  Les mots, bien sûr, les illustrations couleur, des milliers d’illustrations qui font découvrir des mots comme éocène, miocène, pliocène etc.

Car un dictionnaire, c’est un livre qui se lit comme n’importe quel autre livre, mais pas comme les autres livres. On peut le lire de bas en haut et de droite à gauche. On peut sauter une entrée, revenir deux pages en arrière si le coeur nous en dit, ou passer dix pages. C’est d’ailleurs la façon habituelle de lire un dictionnaire : dans un certain désordre.

Ensuite les compléments encyclopédiques, comme celui sur la science-fiction qui couvre le cinéma du film de Méliès Le Voyage dans la lune à Avatar, de James Cameron. Inutile de préciser qu’ils sont tous abondamment illustrés en couleur. Mais il y a beaucoup plus à découvrir dans ce petit/gros bouquin. Tout relever est impossible.

Ce qui intéressera peut-être plus les ados, c’est l’accès au Dictionnaire Internet Larousse 2017. Lui aussi joue sur les mots, 80 000 contre 63 000 pour la version papier ; 34 000 expressions et la prononciation des mots difficiles. Il conjugue les verbes aussi, ce n’est pas son moindre défaut.

Il offre des dossiers encyclopédiques également sur l’histoire, l’écologie, la géographie et l’économie, la vie politique, les sciences et techniques, la littérature et philosophie, l’histoire de l’art et les sciences de la vie. Tout ce qu’il faut pour faire rapidement une recherche approfondie sur un sujet.

Mais, surtout, il propose des vidéos sur les événements qui ont marqué le XXe siècle. Encore une fois, de la matière pour étoffer une recherche.

Enfin, il lui restera, à votre ado, à découvrir qui des Québécois a fait son entrée dans Le Petit Larousse 2017.

______________________________________________________

Le Petit Larousse illustré 2017

L’équipe éditoriale

Éditions Larousse, Paris, 2016, 1996 pages paginées plus la Chronologie mondiale, les prix divers et l’Atlas.

______________________________________________________

RRarts.ca incite ses lecteurs et lectrices à se procurer leurs livres dans une librairie indépendante parce qu’un libraire saura vous conseiller, élargir vos horizons et vous amener à faire des découvertes. Évidemment, les vendeurs des grandes surfaces ne font pas ça.

______________________________________________________

Ce contenu a été publié dans Littérature jeunesse, Livres, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *